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Le dessous des labels : le label GOTS

Le dessous des labels : le label GOTS

Avez-vous déjà entendu parler de labels de toutes sortes en vous demandant ce qu’ils peuvent bien vouloir dire ? Toujours plus nombreux et pourtant pas souvent connus, les labels ont des objectifs très précis. C’est pourquoi on a décidé aujourd’hui de vous détailler les dessous du label GOTS.


I. PRÉSENTATION GÉNÉRALE

Fondé en 2002, le label Global Organic Textile Standard (GOTS) est la référence mondiale pour l’évaluation des fibres biologiques. Le GOTS intègre les aspects sociaux et écologiques, et repose sur une certification indépendante de toute la chaine d’approvisionnement.

II. OBJECTIF

L’objectif de ce référentiel est de fournir au consommateur final une garantie fiable et mondiale concernant le caractère biologique des textiles tout au long de la chaîne de production : depuis la récolte des matières premières, en passant par la fabrication responsable d’un point de vue social et environnemental, jusqu’à l’étiquetage. 

III. CRITÈRES

D’abord, il y a le critère des étapes de production. Le référentiel couvre toutes les étapes de cycle de production, de la transformation et la fabrication à la vente et distribution. 

Ensuite, le critère organique. Le référentiel couvre tous les textiles composés d’au moins 70 % de fibres naturelles biologiques certifiées. 

1) Production de fibres

Les exigences clés pour la production de fibres recouvrent :

– La certification biologique des fibres basée sur des normes nationales ou internationales. 

– 2 cas de figure : 
            – Un produit textile détenant l’étiquette GOTS « biologique » doit contenir au moins 95 % de fibres biologiques certifiées. 
            – Un produit avec l’étiquette « composé de fibres biologiques » doit contenir au minimum 70% de fibres biologiques certifiées. 

2) Transformation et fabrication

2.1) Exigences environnementales

– Toutes les étapes de la transformation des produits composés de fibres biologiques doivent être séparées de celles des produits composés de fibres non-biologiques. 

– Tous les intrants chimiques (colorants et produits chimiques de transformation) doivent être évalués et doivent être conformes à des exigences sur la toxicité et la biodégradabilité. Par exemple, les colorants azoïques libérant des composants aminés carcinogènes sont interdits.

– Les intrants critiques comme les métaux lourds toxiques, solvants aromatiques, OGM et leurs enzymes sont totalement bannis.

– Les agents blanchissants doivent être à base d’oxygène (pas de chlore).

– Les unités de traitement humide doivent conserver des relevés complets sur l’utilisation de produits chimiques, la consommation d’eau et le traitement des eaux usées. 

– Les matériaux des emballages ne doivent pas contenir de PVC. 

2.2) Exigences sur les partenaires sociaux

– Tous les transformateurs et fabricants de l’industrie textile doivent respecter des critères sociaux définis dans les conventions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à travers une politique de responsabilité sociale comprenant des éléments précis pour atteindre les exigences. Les critères sociaux définis prennent notamment en compte la liberté syndicale, la suffisance des salaires ou encore la régularité de l’emploi. 

IV. SYSTÈME D’ASSURANCE QUALITÉ

Pour vérifier le respect des normes, il y a :  
            – Un audit sur site. 
            – L’analyse des résidus.

1) Certification de la filière textile entière

– Les producteurs de fibres (agriculteurs) doivent être certifiés selon une norme agricole biologique nationale ou internationale reconnue et acceptée dans le pays où le produit fini est vendu.

– Les organismes de certification :
            – Des producteurs de fibres doivent être reconnus et être accrédités au niveau international selon l’ISO 65/17065, NOP et/ou l’accréditation IFOAM. 
            – Des transformateurs, des fabricants et des commerçants doivent être accrédités au niveau international selon l’ISO 65/17065 et doivent détenir l’accréditation GOTS. 

– Enfin, tous les opérateurs de la chaîne doivent se soumettre à un cycle d’inspection annuel sur site. 

2) Analyse des résidus

– Les opérateurs licenciés doivent mettre en place un système de contrôle des résidus suivant le référentiel GOTS, d’après une évaluation des risques de contamination.

– Les auditeurs peuvent être amenés à prendre des échantillonnages complémentaires et les envoyer pour analyse à des laboratoires homologués ISO 17025. 

V. NIVEAUX DE CERTIFICATION

Le référentiel prévoit deux niveaux de certification :

Niveau 1 : textiles biologiques

≥ 95 % de fibres biologiques certifiées, ≤ 5 % de fibres artificielles ou synthétiques

Niveau 2 : textiles composés de X % de fibres biologiques

≥ 70 % de fibres biologiques certifiées, ≤ 30 % de fibres non biologiques, mais un maximum de 10 % de fibres synthétiques (25 % pour les chaussettes, les caleçons longs et les vêtements de sport). 

De plus, mélanger des fibres classiques et des fibres biologiques du même type dans le même produit n’est pas autorisé. Le coton, l’angora et le polyester vierge classiques ne sont plus acceptés dans le contenu restant des fibres comptant dans le calcul de la composition des fibres. 

Le label GOTS met donc tout en place pour vous certifier que vos vêtements sont biologiques mais aussi respectueux de l’environnement : c’est une garantie que le produit que vous achetez suit des règles de fabrication strictes mais bénéfiques. Ce label prouve que ce qu’il y a de marqué sur l’étiquette de votre vêtement est vrai.

Mathias Reccole

Responsable approvisionnement chez Novacteur

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